femme artiste

Véronique Wirbel, 1950-1990

Je suis tombée sur  » un livre pépite « chez l’un des bouquinistes de la vieille bourse de Lille.

Ce livre a pour  titre le nom de l’artiste Véronique Wirbelcanvas
Ce livre est ponctué de nombreux témoignages , sous une idée originale de Martine Bercovy et  Francis Parent avec l ‘aide de la famille de l’artiste.
Ce livre est un hommage à l’artiste décédée en 1990 de façon brutale.
Malheureusement sur le web,   il y a une absence de documentation sur elle (pour l’instant). Ce livre  permet de nous plonger dans son travail avec un ensemble conséquent de tableaux.
Le livre est richement documenté

exemple de la Page 70

travaux veronique wirbel

J’ai apprécié la dernière partie  du livre ( p. 82 à 87)sur les notes de l’artiste

Extrait des cahiers de notes de Véronique Wirbel :

« Je m’intéresse au « non dit » ce qui n’est pas totalement manifesté ou décrit. J’aime l’obscurité de l’intimité, le coeur des entrailles du passé, pour me projeter vers l’ailleurs, à la poursuite des jeux d’enfance et la sauvegarde des émotions. Une évasion hors du réel présent et pesant trop souvent.

La peinture ! C’est tellement chargé ! Je me sens si petite face à ce mot, comme dans un vêtement trop grand ! Tant et tant de grand artistes ont peint des chefs d’oeuvre ! En fait, je barbouille, et après tout , c’est peut -être pas si mal déjà. Peut -on apprivoiser les comètes ?

Ma peinture est un reflet de bribes de ma mémoire. Je peins l’errance, mes voyages, l’ailleurs en cherchant le lieu où existe des oasis. Il est chargé d’ éléments autobiographiques, presque tous liés à l’enfance, période extrêmement précieuse pour moi…..

L’exercice de la peinture met en valeur nos faiblesses, nos amours, nos aspirations, nos craintes, nos terreurs. C’est la révélation d’un monde intérieur.

Ce qui est bien en peinture, c’est de pouvoir faire ce qui autre part est considéré comme contestable. On peut gribouiller, crier et hurler des signes et des tâche, on peut se perdre dans un vertige de couleurs et de formes, un tohu-bohu extravagant, oser et braver les interdits,vivre sa sexualité sans retenue. I l n’y a pas de freins, ni morale, si ce n’est soi-même et sa propre incompétence à traduire ses sentiments et ses pensées ».

 

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Une artiste femme déjeunant avec les grands artistes de son temps : Rétrospective Meret Oppenheim (1913-1985)

C’est un peu stupide mais dans mon esprit j’ai toujours cru que Meret Oppenheim était un homme, je connaissais  son nom   grâce à cette  oeuvre ( non présente dans l’expo) sans me poser de question sur son identité

L'objet baptisé par André Breton, le déjeuner en fourrure est inclus dans l'Exposition d'objets surréalistes à la galerie Charles Ratton,

L’objet baptisé par André Breton, le déjeuner en fourrure est inclus dans l’Exposition d’objets surréalistes à la galerie Charles Ratton,

En attendant mon tour à la billeterie du musée , mon regard s’est posé sur le catalogue d’exposition ( 39,00 euros)mis en vente par la librairie  du Lam

Catalogue de l'exposition

Catalogue de l’exposition

Et là , une évidence  , une erreur de 20 ans  s’envolait en éclats

Ce joli visage était  donc celui de Meret Oppenheim . Je connaissais ce visage mais je pensais que c’était un des nombreux modèles du photographes Man Ray…..

Si vous visitez cette rétrospective  organisée conjointement par les commissaires d’exposition  Heike Eipeldauer , conservatrice au Bank Austria Kunstforum, vienne et Sophie Lévy ( conservatrice au Lam) assistée de Daphné Castano , l’étonnement sera au rendez-vous.

En conclusion ,Meret oppenheim est une artiste incontournable du XXème siècle, son travail est comme un iceberg, la partie invisible est  sept fois plus impressionnante des » oeuvres- icones » de l’artiste .Ses relations avec les artistes de son temps sont à souligner ( Giacometti, picasso, breton, arp, man ray…)

Cependant le parcours présenté  selon huit thématiques est discutable, on est obligé de suivre ce parcours , le surréalisme au féminin n’est pas forcement mis en valeur, les titres des salles sont trop sérieux  ( en salle 2 le jeu comme stratégie artistique ?, en salle 6 sur les traces de l’invisible ?, les interférences entre l’image et le texte en salle 7 ?) , c’est un peu se compliquer l’esprit et rendre le travail de l’artiste flou…

Salle 1. Autoportraits énigmatiques

Geneviève de Brabant

La partie documentaire est un peu faible  ( en fin de parcours), l’artiste est  poètearticle de presse modocument d'époque moA la disposition des visiteurs, il y a un documentaire exceptionnel celui d’arte qui explique mieux le parcours t chronologique de l’artiste.  fete du printemps